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Témoignages et Articles

La Grande grève de 1992 à Marseille RP

par Charles Ribard (membre de l’AMVIC)

Avant d’aborder le sujet du titre, petit retour sur l’année 1992 dans les PTT . Une année « charnière » dans tous les services de cette Administration , qui va voir la mise en place de la réforme de cette entité, décidée en 1990. C’est la mise à jour de la privatisation et l’application de toutes ses composantes : nouvelles règles de gestion du personnel, tentative de privatisation des restaurants administratifs, accélération de la suppression des ambulants, l’entrée de 10 000 contrats CES (contrat emploi solidarité) , à la Poste comme à France Télécom , déjà deux entités distinctes. Et le 20 septembre 92, c’est le référendum sur le traité de Maastricht. 

Mai 68 à Marseille R.P.

par Denis Estève (membre fondateur de l’AMVIC)

Depuis longtemps le mécontentement régnait parmi les postiers, aussi n’a-t-il pas fallu inciter le personnel à se déterminer pour l’action. A la quasi unanimité, le personnel adoptait la grève illimitée et décidait spontanément l’occupation des locaux. Aussitôt, chaque agent, chaque préposé, prenait ses responsabilités. Pas besoin d’ordre, chacun ses sentait concerné et parfaitement conscient de son rôle. L’unité se créait, une unité qui est restée inébranlable du commencement à la fin de la grève et qui, nous l’espérons ira en se renforçant dans le futur.

La Cabine Financière à Marseille R.P.

par Georges RAPHAEL (membre de l’amvic)

Préambule: Le service de la cabine financière était un service spécifique de toutes les Recettes principales des PTT (une par département). Il était chargé d’organiser la distribution des mandats postaux par les facteurs (forme de paiement majoritaire des pensions et retraites, à cette époque).

Juillet 1972, mon premier emploi saisonnier (job d’été comme l’on dit maintenant) fut celui d’auxiliaire à Marseille RP ( recette principale des Bouches du Rhône) dans le service de la cabine financière.

Le Grand Bar des PTT

par Edmond Aventiny (membre fondateur de l’AMVIC)


Les jours heureux


Derriere La poste Colbert, dans la rue Saint-Cannat existe un café, le grand bar des PTT. Odette et Gilbert en étaient les propriétaires. Nous prenions le café avec les équipes de nuit et les « télégraphes ». Notre club nommé CSPTT y avait son siège et les coupes gagnées avaient leur place.

Vincent MEMOLI

par Denis Estève (membre fondateur de l’AMVIC)

En 1947 notre camarade Vincent Mémoli, jeune télégraphiste de 14 ans, s’engage dans l’action pour appeler à la grève en faisant le tour des bureaux. Il était alors stagiaire et fut mis dehors, les stagiaires n’ayant pas droit de grève. Il sera réintégré suite à l’intervention de la CGT. Lors de ce mouvement, des préposés grévistes de la Recette Principale de Marseille ont été emprisonnés pendant quelques jours (dont Solari le secrétaire de la section syndicale CGT). En 1948, développement des grèves. Il s’en suit une sévère répression sur ordre de Jules Moch, Ministre de l’Intérieur, entrainant plusieurs morts.

Les Auxilliaires

Par Claude Pellissier (membre de l’AMVIC)

La lutte contre l’auxiliariat a toujours été un souci permanent de la C.G.T., et les luttes contre l’utilisation de cette catégorie de personnel, malléables et corvéables à merci, faisait et fait partie encore aujourd’hui de ses revendications prioritaires « pas d’emplois précaires »

Marseille RP, « la poste Colbert » a toujours pris une part importante dans l’action pour permettre aux auxiliaires d’obtenir les conditions de travail et les droits semblables aux titulaires. Cela s’est traduit dans les luttes parfois sans précédent.

Le 26 septembre 1991: La Souillure.

Martine Hervé (membre de l’AMVIC) nous rapporte l’émotion du personnel et sa réaction du 27 septembre 1991.

L’extrême-droite à la manœuvre pour combattre la mémoire collective, pacifiste et ouvrière, la riposte de la CGT et des organisations progressistes, ma prise de parole suite à « l’outrage »